Fondation « Syndrome de Williams »
(The Williams’ Syndrome Foundation)
Par le Dr Orlee Udwin et le Professeur Williams Yule.
L’Association belge du syndrome de Williams remercie très
sincèrement « The Williams syndrome Foundation » et particulièrement
M. John Nelson de l’avoir autorisée à traduire et à publier ce guide. Nos
remerciements chaleureux également à M. Laurent Briquet et Mme Nathalie Piret
pour l’excellent travail de traduction
The
Belgian Williams syndrome Association sincerely thanks « The Williams
Syndrome Foundation” and more
especially Mr. John Nelson for their authorisation to translate and publish this
guide. We also cordially thank Mr. Laurent Briquet and Mrs. Nathalie Piret for
their excellent translation.
Le Syndrome de Williams (SW) est une affection rare qui apparaît
approximativement dans 1 cas sur 20.000 naissances.
Cela signifie que de nombreuses personnes n’auront jamais rencontré un
enfant SW[1]
auparavant et, c’est bien compréhensible, en connaissent très peu sur les
caractéristiques et les problèmes liés à cette affection.
L’objectif de ce document est de fournir des informations sur cette
maladie rare et de donner un aperçu des difficultés que l’on peut rencontrer
chez les enfants SW.
Le contenu de ce document est basé sur les recherches qui ont eu lieu au
cours de la dernière décennie, qui montrent que le SW est associé à un
certain nombre de traits comportementaux et psychologiques spécifiques qui différencient
les enfants atteints de cette affection d’autres enfants présentant des
difficultés d’apprentissage.
Nous espérons que cette information ainsi que les avis et suggestions qui
suivent aideront les familles d’enfants SW.
Un autre guide destiné aux enseignants est également disponible auprès de
la Fondation Syndrome de Williams (Williams’ Syndrome Foundation) et les
familles ont l’opportunité de transmettre ce document à l’école de leur
enfant.
Nous adoptons la convention de désigner l’enfant atteint
du SW par « il/lui » et « elle » dans les sections qui
suivent.
Le
SW est une affection d’origine génétique, entraînant une déficience
intellectuelle. La plupart des enfants atteints développent de
sérieuses difficultés de nutrition au cours de la première année de
leur vie, comme les vomissements, la constipation et le refus de se nourrir. Ils
peuvent être irritables, pleurer excessivement et ne se développent pas bien.
Au cours de tests, on trouve chez certains enfants des taux élevés de calcium
dans le sang (hypercalcémie infantile); leur
médecin leur prescrira dès lors une diète pauvre en calcium et en vitamine D,
ce qui diminuera les difficultés d’alimentation rapidement ou, dans certains
cas, graduellement. La plupart des enfants ont également une apparence physique
qui les distingue (le « visage d’elfe » ou « faciès elfique »)
(voir photos), des problèmes rénaux et cardiaques (souffle au cœur, rétrécissement
des parois des principaux vaisseaux sanguins transportant le sang du cœur),
pouvant être sévères ou modérés. D’autres enfants présentant
l’apparence physique typique et des problèmes de cœur ne souffrent pas
d’un taux élevé de calcium et ne sont pas mis à la diète.
Les personnes SW peuvent également souffrir de malformations
dentaires, de problèmes de dos et des articulations, ont une pression sanguine
élevée et une croissance tardive, se traduisant par une petite stature et une
constitution faible. La taille moyenne à l’âge adulte est
d’approximativement 1 m 50 pour les femmes et 1 m 65 pour les hommes. On a détecté
une absence de matériel génétique (délétion) sur le chromosome 7 des
personnes affectées, résultant en une perturbation du gène responsable de la
production d’élastine. L’élastine est la protéine de notre corps qui
donne leur élasticité à nos tissus et organes. On la retrouve en grandes
quantités dans les parois de nos
artères, les poumons, les intestins et la peau. Un taux réduit ou anormal d’élastine
peut expliquer certaines des caractéristiques physiques et médicales, telles
que les traits distinctifs du visage associés au SW. La plupart des cas
apparaissent de manière sporadique, et le risque pour des parents d’avoir un
second enfant atteint du SW n’est pas plus élevé que le risque original.
Pour les frères et sœurs d’enfants SW, le risque n’est pas plus élevé
non plus. Toutefois, les personnes souffrant du SW ont 50% de chances de
transmettre l’affection à leur enfant.
Il est fréquent que les enfants SW soient retardés dans
leur développement et souffrent d’une série de difficultés
d’apprentissage qui, en fonction de l’enfant, peut varier d’un handicap
mental léger à sévère. Ils ont également des capacités spécifiques, de même
que des caractéristiques comportementales et une personnalité particulière
qui sont communes à la plupart des personnes atteintes du syndrome, et qui les
distinguent des autres enfants souffrant de difficultés d’apprentissage.
Difficultés d’apprentissage légères à sévères
Capacités
verbales relativement bonnes
Discours aisé et articulé en âge scolaire, souvent accompagné de bavardages
incessants
Troubles
visuo-spatiaux prononcés
Les enfants ont tendance à être très ouverts, sociaux et
affectueux et, en âge scolaire, la plupart développent un langage aisé et
articulé. Ils adorent parler et dialoguer avec les adultes, sont serviables et
sont avides de faire plaisir. Nombre d’entre eux bavardent incessamment, mais
à un niveau superficiel, souvent de façon formelle, à la manière des
adultes, en utilisant fréquemment des phrases stéréotypées et des clichés.
Attendre son tour et garder le fil de la conversation peut être spécialement
difficile pour eux. Souvent, leur compréhension du langage n’est pas aussi
bonne que leur expression, et leur niveau de langage parlé et de sociabilité
élevée peuvent donner l’impression que l’enfant est plus capable qu’il
ne l’est réellement. Par contraste avec leur langage relativement bon, de
nombreux enfants souffrent de troubles visuo-spatiaux et de difficultés de
coordination motrice fine et grossière. Ils peuvent donc être plus
lents pour apprendre à s’asseoir et à marcher, et des tâches telles que
rouler à vélo, se boutonner, couper avec des ciseaux et tenir un crayon
peuvent leur sembler particulièrement difficiles à maîtriser. Ils ont
tendance à mal se tenir, à avoir une démarche gauche et leurs mouvements
articulatoires sont limités. A cause de leurs troubles moteurs et de la
perception, ils peuvent également avoir peur des hauteurs, d’avoir affaire à
des escaliers et des surfaces inégales telles que l’herbe, le gravier ou le
sable.
Durée
de concentration limitée
Sociabilité et ouverture
Sur-amitié
envers les adultes
Anxiété excessive
Préoccupation par des objets/sujets
Hypersensibilité aux bruits
Peur
des hauteurs/surfaces inégales
Les enfants SW sont souvent décrits comme ayant une personnalité anxieuse
et s’inquiétant excessivement à propos d’eux-mêmes et des autres. Des
problèmes liés au sommeil et à la toilette sont assez fréquents. Nombreux
sont également hypersensibles à toute une série de bruits, tels que de fortes
détonations, les claquements ou les rires, et peuvent être tendus ou avoir
peur lorsqu’ils entendent ou anticipent ces bruits.
Bien sûr, chaque enfant est différent, et tous les enfants
SW n’auront pas ces caractéristiques dans la même mesure. Cependant, la
recherche que nous avons menée au cours de ces dernières années avec des
enfants et des adultes SW indique que ces difficultés sont communes à nombreux
d’entre eux et que, à moins que les parents ne s’y attaquent tôt, elles
peuvent persister à l’âge adulte.
C’est la raison pour laquelle nous encourageons les parents et les
professeurs à combattre ces difficultés le plus tôt possible dans la vie de
l’enfant. Dans les pages suivantes, nous décrivons ces difficultés de manière
plus détaillée et suggérons des manières de guider votre enfant dans chaque
domaine. Les méthodes et approches que nous allons décrire ont été testées
et utilisées avec succès pour répondre aux difficultés d’une variété étendue
d’enfants. Elles peuvent être adaptées à l’utilisation à chaque enfant.
Dans certains cas, les problèmes de déglutition et de
mastication persistent et il pourrait vous apparaître difficile de nourrir
votre enfant avec autre chose qu’un régime d’aliments mous. Et un enfant
qui ne se nourrit que d’aliments mous n’apprendra jamais à mâcher !
Dans ce cas, vous devriez essayer d’introduire de très petites bouchées et
ensuite de plus grands morceaux dans les aliments hachés et mous, ou préparer
la nourriture de plus en plus épaisse. Ensuite introduisez de petits morceaux
de viande émincée etc. dans le repas mou, et passez à des aliments faciles à
mâcher tels que des bâtonnets de poisson et des rissoles. Vous pourriez avoir
envie de recourir à une aide de la part de professionnels tels qu’un
psychologue ou un spécialiste du langage (via votre pédiatre ou centre régional
de développement ou de santé de l’enfant) afin d’entamer un programme
d’entraînement à l’alimentation, qui porte l’accent sur le développement
des capacités de succion, de déglutition et la capacité de mâcher.
Lorsque le taux de calcium dans le sang de l’enfant s’est
stabilisé après une certaine période de temps, le pédiatre vous dira d’arrêter
le régime pauvre en calcium pour votre enfant. Pour beaucoup d’enfants,
l’alimentation ne posera plus de problème. Toutefois, certains enfants
continuent à être des mangeurs difficiles et peuvent refuser de manger la
plupart des aliments excepté une série limitée d’aliments, même
lorsqu’ils ne sont plus à la diète. De tels régimes idiosyncrasiques
peuvent engendrer des problèmes, par exemple lorsque l’enfant commence à
aller à l’école et qu’il doit manger des plats préparés à l’école.
Puisqu’à ce stade il n’y a pas de raison médicale de s’en tenir à un régime
limité, votre enfant devrait être encouragé à essayer de manger une variété
plus importante de plats. L’une des méthodes que vous pourriez essayer est
d’insister, lors des repas, pour que l’enfant goûte ne fût-ce qu’une
cuillérée d’un aliment qu’il ne mangerait pas habituellement, et ensuite
le féliciter et le récompenser immédiatement avec son aliment favori, peut-être
aussi avec son jouet favori. Cette méthode va de pair avec notre connaissance
du principe de renforcement des comportements attendus. En faisant suivre un
comportement attendu immédiatement d’une récompense, vous accentuez les
chances que ce comportement se répète. De manière graduelle, vous devriez
exiger de l’enfant qu’il mange de plus grandes quantités des aliments
qu’il ne préfère pas avant de lui donner sa nourriture préférée ou
d’autres récompenses. Tôt ou tard, la plupart des enfants commencent à réellement
apprécier de manger ces autres aliments, et oublient leur aversion première à
leur égard.
Quelques enfants prennent l’habitude de vomir aux repas si
on les force à manger des aliments qu’ils n’aiment pas, ou parfois pour
attirer l’attention des parents, ou lorsqu’ils sont anxieux ou sous
pression. S’il est démontré qu’il n’y a pas de raison médicale au
vomissement, il est recommandé aux parents d’être fermes et de ne pas
montrer de compassion et d’attention lorsque l’enfant vomit (peut-être
aussi d’insister pour que l’enfant nettoie lui-même s’il en est capable),
mais de le féliciter et le récompenser avec des jouets ou des aliments qu’il
aime s’il ne vomit pas aux repas ou à d’autres moments de la journée. Une
autre méthode consiste à faire tomber la pression liée aux repas et laisser
l’enfant manger autant ou aussi peu qu’il le désire, d’après la théorie
selon laquelle il mangera s’il a faim. Cette méthode ne fonctionne, évidemment,
que si l’on refuse à l’enfant les sucreries, les biscuits et les snacks
entre les repas. Certains enfants salivent en excès, et ils auront besoin de
rappels réguliers de la part des adultes pour fermer leur bouche et avaler leur
salive. Ici encore, le système de récompense peut servir de motivation supplémentaire,
lorsque l’enfant est récompensé s’il peut passer des périodes de temps de
plus en plus longues sans saliver excessivement.
Félicitez votre enfant lorsqu’il a un comportement souhaité
et lui donner un retour détaillé de son comportement est important. S’il est
suffisamment âgé pour comprendre, vous pouvez placer une carte des étoiles et
coller une étoile de papier ou un autocollant sur la carte tous les matins en récompense
si l’enfant est allé dormir sans problèmes la nuit précédente. De cette
manière, votre enfant et vous garderez une trace de ses progrès au fil du
temps.
Si votre enfant se réveille pendant la nuit et pleure ou
vous appelle, encore une fois, insistez pour qu’il se rendorme dès que vous
vous serez assuré qu’il va bien. Ignorez tout appel ultérieur. S’il entre
dans votre chambre, ramenez-le fermement dans son lit et quittez la chambre le
plus vite possible.
Lorsqu’il s’agit des troubles du sommeil, il est
important d’être ferme et intransigeant et de ne pas céder aux demandes de
votre enfant. Ce n’est pas toujours facile à faire ! Certaines des méthodes
citées précédemment sont plus faciles à utiliser avec des enfants qui
parlent déjà. Avec des enfants plus jeunes et des nourrissons, d’autres méthodes
seront nécessaires. Si les problèmes de sommeil persistent, vous pourriez
souhaiter aller voir votre « conseiller santé », médecin généraliste
ou pédiatre pour un conseil, ou vous en référer à une clinique du sommeil ou
le service de psychologie de l’enfant local ou le centre de guidance pour
l’enfant. Il pourrait également vous être utile de lire le livre de J.
Douglas et N. Richman intitulé « My Child won’ t sleep » (« mon
enfant ne veut pas dormir ») (Penguin Books, 1984).
La plupart des enfants deviennent propres au moyen d’une
combinaison d’imitation, de plaisir des parents et de leur mécontentement, et
de chance. Mais si un enfant ne fait pas de progrès dans le fait d’être
propre de la manière habituelle, alors peut-être qu’à l’âge de 3, 4 ou 5
ans, les parents pourront décider d’essayer une méthode plus systématique
pour lui apprendre à devenir propre. Lorsque vous décidez de lui apprendre à
être propre, retirez les langes à votre enfant. Pour commencer, emmenez-le à
la toilette à intervalles réguliers (toutes les demi heures ou toutes les
heures) et encouragez-le à s’asseoir sur la toilette ou le petit pot pendant
quelques minutes. Récompensez-le d’être allé à la toilette en le félicitant
et peut-être avec son jouet favori, ou une étoile sur la carte des étoiles.
Utiliser un pot musical peut augmenter l’intérêt de l’enfant à aller à
la toilette et peut également lui servir à concentrer son attention sur ce
qu’il fait. Si l’enfant a un accident, montrez-lui que ce n’est pas
souhaitable, mais sans être punitif. Vous pourriez également le faire vous
aider à nettoyer ses culottes. Si cette méthode se révèle fructueuse et que
l’enfant ne mouille ou ne souille plus ses culottes, augmentez progressivement
l’intervalle de temps entre les passages à la toilette. Apprenez-lui également
à prononcer le mot « toilette » ou un mot ou geste lié qui indique
son besoin d’aller à la toilette. Avec le temps, la plupart des enfants en
arriveront à signaler ou à aller eux-mêmes à la toilette quand ils doivent y
aller.
Cette méthode habituelle peut ne pas marcher pour tous les
enfants. Et si le nombre d’accidents ne diminue pas après avoir essayé cette
méthode (durant plusieurs semaines ou mois), d’autres méthodes peuvent être
nécessaires. Une de ces méthodes est une alarme de culotte. Il s’agit d’un
capteur attaché sur un lange inséré dans la culotte de l’enfant. Le capteur
est relié à une petite alarme qui peut être épinglée sur les vêtements de
l’enfant. Si l’enfant commence à mouiller le lange, l’alarme
s’enclenche. On emmène alors l’enfant, ou on lui rappelle d’aller, aux
toilettes pour terminer d’uriner. Cette technique aide l’enfant à prendre
mieux conscience et à mieux contrôler sa vessie, et a été utilisée avec
succès avec de nombreux enfants d’âges différents. Les parents pourraient
être inquiets que leur enfant SW sensible au bruit soit gêné par cette
alarme. En fait, nous connaissons un grand nombre d’enfants qui ont utilisé
cet appareil sans difficulté. Mais si vous avez peur que le bruit de l’alarme
soit un problème pour votre enfant, autorisez-le à jouer avec l’alarme et à
l’écouter pendant plusieurs jours afin qu’il s’y habitue avant que vous
ne l’utilisiez pour lui apprendre à être propre. Votre médecin peut vous
diriger vers une clinique ou un psychologue qui peut vous fournir une alarme de
culotte et son mode d’emploi, ou vous suggérer d’autres méthodes à
essayer. Gardez à l’esprit que les infections de l’appareil urinaire
peuvent causer ou être causées par le fait de se mouiller, et doivent être
surveillées par le médecin. De plus, il est important de noter que les enfants
SW ont besoin d’uriner plus fréquemment que les autres enfants, et qu’ils
devraient avoir la possibilité d’aller aux toilettes à chaque fois qu’ils
en ont besoin.
Si votre enfant mouille son lit pendant la nuit, vous
pourriez d’abord introduire le système de la carte des étoiles, où vous le
récompensez d’une étoile et de beaucoup de félicitations s’il n’a pas
mouillé son lit au cours de la nuit. Cette approche peut être très efficace,
particulièrement si elle est combinée à un programme consistant à emmener
l’enfant aux toilettes quelques heures après qu’il se soit endormi. S’il
peut rester sec, vous pouvez progressivement ramener l’heure de l’emmener
aux toilettes jusqu’à l’heure du coucher. Aucune méthode ne fonctionnera
directement, et cela pourrait prendre quelques semaines ou mois avant qu’une
telle stratégie ne fasse de l’effet. Une autre méthode pour la nuit est
d’utiliser une alarme lorsque le lit est mouillé (voir ci-dessus). Si
l’enfant commence à mouiller le lange, l’alarme s’enclenchera, ce qui
obligera l’enfant à se réveiller et à cesser d’uriner. Les parents
devraient alors l’emmener à la toilette et remettre l’alarme. Des récompenses
peuvent être utilisées en combinaison avec l’alarme, et l’enfant peut être
récompensé par des félicitations et des jouets ou des étoiles lors des nuits
sèches.
Apprendre le contrôle de la vessie résultera parfois
indirectement de la maîtrise des intestins. Si cela est toujours un problème,
alors pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, encouragez l’enfant à
s’asseoir sur la toilette ou sur le petit pot quelques minutes ou plus
lorsqu’il y a le plus de chances qu’il fasse sa grande (ex après les
repas), et utilisez une combinaison de félicitations et autres récompenses
lorsqu’il fait sa grande sur la toilette ou le pot. Essayez de ne pas vous fâcher
s’il souille sa culotte, mais montre-lui que ce n’est pas souhaitable. Vous
pourriez aussi exiger de lui qu’il vous aide à le nettoyer et à laver ses vêtements
souillés. Des comportement liés qui pourraient nécessiter un apprentissage
sont l’habillage et le déshabillage, la capacité de s’essuyer proprement,
tirer la chasse et se laver les mains. La constipation peut être un facteur
compliquant les choses dans la souillure, auquel cas il sera particulièrement
important de s’assurer que l’enfant bénéficie d’un régime équilibré
composé de fibres, fruits, légumes et liquides. Le médecin ou le pédiatre
pourraient avoir besoin de vérifier que votre enfant est constipé. Dans ce cas
de figure, le rectum et le côlon peuvent avoir à souffrir de fèces durcis, et
il serait nécessaire que la masse de fèces soit retirée avant de continuer
cet apprentissage.
Vous pourriez trouver utile de recourir aux conseils et au
soutien d’un « conseiller santé » ou d’un pédo-psychologue sur
la méthode la plus appropriée à utiliser pour apprendre la propreté à votre
enfant. De plus, s’il va à la garderie, à la crèche ou à l’école à ce
moment-là, invitez le personnel à coopérer avec vous à l’apprentissage de
la propreté afin d’adopter une méthode d’apprentissage constante.
Apprendre à s’habiller peut être mis en pratique à
d’autres moments de la journée, et pas uniquement durant la période chargée
du matin où le temps est précieux. Il est bon de découper des tâches comme
l’habillage en petites étapes et apprendre à l’enfant une étape à la
fois. Par exemple, si vous travaillez sur l’apprentissage à mettre ses
chaussettes, vous pourriez placer chaque chaussette jusqu’à la cheville et
apprendre à l’enfant à tirer sur la chaussette à partir de la cheville.
Lorsqu’il est capable d’effectuer cette tâche correctement, passez à l’étape
suivante –placez la chaussette sur son pied à moitié sur le talon et
apprenez-lui à tirer par-dessus le reste du talon et vers le haut. L’étape
suivante est de placer la chaussette sur le pied et de tirer vers le talon,
ensuite sur le creux du pied et finalement sur les orteils– et faire en sorte
que l’enfant doive tirer plus sur la chaussette à chaque étape. Finalement,
vous pourrez donner les chaussettes à l’enfant, et puis les laisser sur le
lit ou la chaise, afin qu’il puisse prendre une chaussette à la fois, la
placer correctement sur le pied et la remonter. Apprendre à se boutonner peut
parfois être encouragé en faisant s’entraîner l’enfant à faire des
boutons « en dehors du corps » pour commencer. Coupez des boutons et
des boutonnières d’une vieille chemise ou gilet et faites s’entraîner
votre enfant. De même, apprendre à faire ses lacets peut se faire en s’entraînant
sur des chaussures qu’on ne porte pas. Aider l’enfant de manière verbale
peut également se révéler utile. Par exemple, en lui apprenant à lacer ses
chaussures, il peut être aidé par le fait de se parler à lui-même pendant le
geste, en disant pas exemple « croiser les lacets », « en
tirer un à l’intérieur », « serrer » à chaque étape. De
cette manière, il apprend les termes et peut se mettre à la tâche. De
nombreux vêtements modernes utilisent le Velcro comme substitut satisfaisant
pour les lacets, les boutons et les fermetures-éclair. De tels objets sont
beaucoup plus faciles à mettre et à enlever pour les enfants, et aident à
augmenter l’indépendance.
Les amis adultes et les relations ne dialoguent pas toujours
de manière appropriée avec les enfants SW, et ils peuvent parfois
trop les gâter ou les infantiliser. Il est important d’essayer d’éduquer
les amis et les connaissances adultes à se comporter de manière appropriée
avec votre enfant, mais aussi de se monter tolérant et patient envers un
comportement imprévisible.
Aider les enfants SW à construire et entretenir des amitiés
avec des gens de leur âge est un défi complexe. Particulièrement lorsque les
enfants entrent dans l’adolescence, où ils peuvent se montrer réticents à
socialiser avec des personnes handicapées, mais ils peuvent également se
monter incapables de se faire amis avec des adolescents « normaux »
qui peuvent avoir peu de patience envers eux. Si votre enfant est jeune, vous
pourriez l’aider en invitant des enfants de l’école à la maison et débuter
et superviser les jeux. Ceux-ci peuvent inclure des jeux de société, de balle
et des jeux avec des poupées, des petites voitures etc. Les parents et le
personnel de l’école peuvent s’atteler à apprendre aux enfants des
aptitudes sociales, comme le fait d’attendre son tour et de partager. De
nombreux parents trouvent aussi que leur enfant s’intègre avec succès dans
des activités de groupe pour enfants supervisées, telles que les Scouts ou les
Guides, qui souvent en appellent à leur nature sociable et extravertie.
Vous pourriez être appelé à organiser les loisirs de votre
enfant même lorsqu’il est plus âgé, parce que l’initiative ne viendra pas
nécessairement de lui. De nombreux parents pensent que s’ils n’organisent
pas activement les sorties et les activités de leurs enfants plus âgés,
ceux-ci pourraient se satisfaire de rester à la maison à regarder la télévision
et écouter de la musique. Des informations sur des clubs sportifs et autres
dans votre région, destinés à des enfants et des adultes atteints de
handicaps divers ou souffrant de difficultés d’apprentissage peuvent être
disponibles dans l’école de votre enfant, ou auprès du centre régional de développement
de l’enfant ou département des services sociaux, ou auprès de votre
conseiller santé. Ces clubs organisent souvent des sorties supervisées, du
sport et d’autres activités sociales où les personnes atteintes du SW
peuvent rencontrer d’autres personnes de manière régulière.
Un certain nombre d’associations organise des vacances
supervisées pour des enfants et des adultes souffrant de déficiences, et une
aide financière pour de telles vacances est souvent disponible. Vous pouvez
trouver plus d’informations à ce sujet auprès de votre département de
services sociaux local ou à l’école de votre enfant. La Fondation Syndrome
de Williams propose également des vacances annuelles pour des enfants et des
adultes SW (avec ou sans leurs familles). Pour plus de détails, envoyez un
courriel à : Dave Roberts – coordinateur vacances, à
DavRob.WSF@btinternet.com
Certaines familles ont recours à des centres résidentiels
ou de détente pour leur enfant mis à disposition par le département de
service social local. Là, l’enfant peut passer quelques jours ou semaines
avec une autre famille, ou dans une unité ou un hôtel résidentiel, à
intervalles réguliers, ce qui permet aux parents de faire une pause tout en
offrant à l’enfant la chance de rencontrer de nouvelles personnes et de vivre
de nouvelles expériences. Les parents peuvent obtenir des informations sur ce
qui est disponible dans leur région auprès des services sociaux, mais il faut
garder à l’esprit que le type et la disponibilité des centres de détente
peut varier d’une région à l’autre.
Il est important de souligner que si certaines personnes SW
ont des difficultés à établir des relations avec des pairs, d’autres pas.
Au contraire, leur nature amicale et extravertie de même que leur sensibilité
et leur attention pour les autres les rendent populaires et aimés, et ils établissent
des amitiés chaleureuses en dehors de leur cercle familial.
Il peut sembler injuste de mettre des limites à
l’ouverture amicale des enfants vis à vis des adultes, mais si cette manière
de dialoguer avec des étrangers est encouragée, cela pourrait mener à des
problèmes sérieux par la suite. En regardant vers l’avant et en anticipant
des besoins à venir, de nombreuses crises peuvent être évitées. Lorsque
l’enfant rencontre quelqu’un qu’il connaît, ou lorsqu’on lui présente
une nouvelle personne, on devrait lui apprendre comment saluer la personne de la
bonne manière et le décourager de l’embrasser et la prendre dans ses bras.
Des situations sociales peuvent être répétées à l’école
ou à la maison. Par exemple, vous pourriez faire semblant d’être un ami
adulte et autoriser l’enfant à s’entraîner à vous saluer. Composez des
salutations appropriées pour l’enfant et demandez-lui de les pratiquer sur
vous. Félicitez-le pour un comportement attendu. On peut apprendre des règles
simples aux enfants, comme le fait de ne pas rester trop près des gens ou ne
pas les fixer. Des jeux de rôle ou des techniques vidéo peuvent être utiles.
Les parents et les enseignants devraient commencer dès que possible à décourager
l’enfant à approcher des gens qu’il ne connaît pas. Lorsqu’il
s’approche d’un étranger, les parents et ceux qui s’en occupent devraient
montrer leur mécontentement et le réprimander fermement.
Les enfants SW sont souvent décrits comme hyper-anxieux et
facilement contrariés par les critiques et la frustration. Ils peuvent
s’inquiéter excessivement de la santé et le bien-être de leur famille,
d’eux-mêmes et même d’étrangers, de même que pour des situations non
familières et des catastrophes imaginaires. Cette inquiétude et cette
sensibilité pour les besoins des autres peuvent être un aspect attachant de
leur personnalité qui rend les gens chaleureux vis à vis d’eux. Mais cela
signifie également que l’enfant SW demande fréquemment de l’attention et
cherche à être rassuré par les gens qui l’entourent. Il est recommandé aux
parents et autres adultes d’établir un équilibre entre le fait de réconforter
et rassurer l’enfant dans de telles circonstances sans y accorder trop
d’importance, puisque cela pourrait encourager et exacerber ses sentiments ou
le contrarier et l’inquiéter. Il peut vous sembler que vous passez beaucoup
de temps à réconforter votre enfant sans diminution dans son niveau d’anxiété.
Si c’est le cas, vous pourriez adopter la stratégie suivante : fixez une
limite au temps que vous passez à réconforter l’enfant. Par exemple, vous
pourriez accepter de passer une ou deux minutes à le réconforter s’il
exprime de l’anxiété. Ensuite, passez à un autre sujet de conversation ou
à une autre activité. De cette manière, l’adulte reconnaît l’anxiété
de l’enfant et lui fournit du réconfort et le rassure, mais la circonscrit également
dans des limites de temps afin que cela ne devienne pas un autre moyen de gagner
l’attention sans bornes d’un adulte.
A cause de leur sensibilité, les personnes SW peuvent être très sensibles
au stress et aux demandes des autres, et peuvent trouver très difficile de
s’en sortir dans des environnements excessivement exigeants. Si vous sentez
que votre enfant devient plus nerveux ou anxieux qu’à l’accoutumée, il
sera important de vérifier les environnements scolaire et à la maison afin de
s’assurer que les demandes faites à l’enfant ne sont pas excessives. En général,
les enfants SW s’en sortent le mieux avec un programme prévisible et une
routine préétablie, et tirent profit d’une préparation avant que des
changements ne se produisent dans leurs activités ou habitudes. Le stress et
l’anxiété anticipée peuvent souvent être réduits en passant une petite période
de temps à préparer l’enfant à un changement ou à une tâche ou un événement
difficile, énumérant les difficultés à affronter et en parlant d’issues
possibles.
Les enfants et adolescents SW montrent souvent une intense
fascination et préoccupation pour certains objets (insectes, voitures ou
gadgets électriques), des sujets particuliers (les catastrophes et la violence
aux nouvelles, la maladie, les événements à venir tels les anniversaires,
vacances, etc.) ou certaines
personnes (un certain membre du personnel à l’école, une star de télévision
ou un voisin). Ils peuvent passer énormément de temps absorbés dans ces
sujets et en parler de manière répétitive. Il est préférable de tuer ces
obsessions dans l’œuf avant qu’elles n’aient une réelle prise. Donc, si
vous suspectez qu’un comportement particulier devient obsessionnel, essayer
d’attirer l’attention vers autre chose, et introduisez de nouvelles activités
et de nouveaux intérêts pour l’enfant. Si les préoccupations sont déjà
bien ancrées, essayez de leur fixer des limites acceptables. Par exemple, si un
enfant est très préoccupé par un jouet ou s’attache à un autre enfant
exclusivement et veut toujours rester près de lui, le personnel de l’école
pourrait décider de l’autoriser à jouer avec le jouet/l’enfant en question
pour une durée déterminée (par exemple dix minutes par jour ou tous les deux
jours) mais uniquement s’il contrôle sa préoccupation entre-temps. S’il en
est incapable, il perdrait ce « temps spécial » en compagnie du
jouet/de l’enfant. Le but est de contrôler la préoccupation et de réduire
graduellement le temps passé à cela. Une possibilité est d’utiliser le
temps passé avec l’objet ou la personne par lequel l’enfant est préoccupé
comme une récompense pour des comportements attendus dans d’autres domaines.
Par exemple, l’enfant pourrait être récompensé par des étoiles sur sa
carte d’étoiles pour avoir fait ses devoirs de mathématiques, pour s’être
concentré en classe, pour avoir fini son assiette etc. Et lorsqu’il a gagné
un certain nombre d’étoiles pré-convenu, il peut être récompensé par la
chance de jouer avec son jouet ou ami préféré. L’intérêt ou comportement
obsessionnel peut aussi être canalisé dans une activité utile, comme
s’entraîner au contrôle du crayon en faisant des dessins ou en écrivant des
histoires à propos d’un sujet favori.
Certaines personnes SW font preuve de comportements stéréotypés
tels que le fait de se balancer ou de claquer des mains. Ces comportements, que
l’on retrouve aussi chez d’autres personnes souffrant de difficultés
d’apprentissage, peuvent être particulièrement existants lorsque la personne
est anxieuse ou agitée, lorsqu’elle est ennuyée ou si elle est absorbée
dans une tâche particulière ou qu’elle essaie de se concentrer sur quelque
chose. Dans certains cas, se balancer peut aider à la concentration. Toutefois,
il est généralement recommandé de faire prendre conscience à l’enfant de
ce balancement ou claquement de mains dès que cela commence, et lui demander
d’arrêter. Il aura besoin de rappels fréquents au début, bien qu’avec le
temps un léger coup de coude ou un mot pré-convenu suffira généralement. Il
est souvent utile de combiner cette méthode avec un système de récompense où
l’enfant est systématiquement récompensé s’il peut passer des périodes
de temps de plus en plus longues sans se balancer. Encourager l’enfant à
changer sa position assise ou le type de chaise sur laquelle il s’assied
habituellement (par exemple quand il regarde la télévision) peut aussi être
efficace.
Les enfants SW sont souvent modérés et coopérants. Mais,
comme les autres enfants, ils peuvent avoir des crises de colère importantes
lorsqu’ils sont frustrés, lorsqu’ils ne peuvent pas faire comprendre leurs
désirs ou leurs besoins, lorsqu’il veulent de l’attention ou lorsqu’ils
ne peuvent pas en faire à leur tête. Les crises et les comportements agressifs
envers les autres peuvent arriver chez les jeunes et les moins jeunes enfants.
Et, comme de nombreux parents le savent, cela n’est absolument pas exclusif
aux enfants sujets à des difficultés d’apprentissage ou handicapés !
La même méthode peut être utilisée pour contrôler
d’autres comportements indésirables tels que frapper d’autres enfants,
mordre et casser des objets. L’humeur changeante peut être un des traits de
la personnalité émotionnelle de certains enfants SW, et cela peut devenir
particulièrement visible à l’adolescence. Cela peut être caractérisé par
une humeur maussade, le fait de grommeler ou par une défiance ouverte. Ici
aussi, s’il n’est pas efficace de distraire immédiatement la personne, il
est recommandé de lui faire comprendre qu’un comportement maussade est
inacceptable et qu’on s’attend à ce qu’il sorte dans le couloir ou une
autre pièce jusqu’à ce qu’il ait retrouvé sa bonne humeur et soit prêt
à coopérer. De cette manière, l’adulte retire son attention de l’enfant
lorsqu’il est maussade et ne coopère pas mais le récompense en le félicitant
et en faisant attention à lui lorsqu’il est plus coopératif. Encore une
fois, il est important de souligner que la maussaderie n’est pas un trait
invariable du syndrome, et que de nombreux enfants SW sont par nature complètement
opposés à cela –amicaux, attentionnés, serviables et avides de faire
plaisir. Cependant, si vous sentez que certains aspects du comportement de votre
enfant échappent à votre contrôle, vous pouvez obtenir une aide
professionnelle auprès d’un service clinique de psychologie de l’enfant ou
un centre de guidance, via votre conseiller santé, médecin généraliste,
centre de développement de l’enfant ou auprès de l’école de votre enfant.
Près de 90% des enfants SW sont hypersensibles à certains
bruits particuliers qui ne dérangeraient pas la plupart des gens. Comme par
exemple des bruits soudains tels que le tonnerre, des objets qui tombent ou des
ballons qui explosent, des claquements de mains, des bruits électriques tels
que les aspirateurs, les foreuses et les rasoirs électriques, la musique trop
forte, et parfois même les voix des gens et les rires. Ce phénomène est appelé
« hyperacousie ». Les bruits peuvent être de grandes sources de
stress pour les enfants, qui généralement se mettent les mains sur les
oreilles et pleurent, ou essaient d’éviter les bruits, par exemple en
quittant la pièce ou en éteignant la radio ou la télévision. Des
environnements bruyants ou chahuteurs peuvent être particulièrement désagréables.
Parfois l’hyperacousie devient un problème moins important à l’adolescence
ou à l’âge adulte, mais dans d’autres cas elle continue à créer des
difficultés.
Certaines personnes recommandent l’utilisation de tampons
dans les oreilles pour éviter le bruit. Mais puisqu’il y a des chances pour
que ces tampons bloquent des sons importants (tels que le langage) en même
temps que les bruits pénibles, il faut prendre garde à leur utilisation. Si
vous décidez de laisser votre enfant utiliser ces tampons, ils devraient être
utilisés pour peu de temps si un bruit affligeant gêne votre enfant. Et
n’oubliez pas de retirer les tampons immédiatement après !
Rassurer
et expliquer simplement et clairement l’origine du bruit aide souvent.
Quand c’est possible,
prévenir lors de bruits prévisibles (ex avant d’utiliser une foreuse ou
d’allumer le robot de cuisine).
Les réactions
diminueront souvent si l’enfant est capable d’exercer un contrôle sur
les sons qui le gênent. Par exemple, l’encourager à utiliser
l’aspirateur, ou aider aux corvées de la maison en allumant la machine à
laver ou le mixer.
L’enfant peut être
rassuré s’il sait qu’il peut quitter la pièce quelques minutes à
n’importe quel moment s’il est exposé à un bruit affligeant.
De légères expositions
répétées aux bruits peuvent aider l’enfant à s’y habituer. Par
exemple, enregistrez un ou plusieurs sons dérangeants et encouragez-le à
écouter la cassette, d’abord très bas, puis en augmentant le volume
progressivement.
En fonction du niveau de langage, vous pourriez choisir 3 ou
4 des noms les plus utiles, verbes ou prépositions pour travailler. Par
exemple, si vous décidez de travailler les noms d’objets, choisissez 2 objets
(ex tasse, balle) et demandez « Qu’est-ce que c’est ? » en
désignant l’un des objets. Si l’enfant ne répond pas, dites-lui « C’est
une tasse/balle » et encouragez-le à vous imiter. Lorsque l’enfant
prononce le mot, félicitez-le et donnez-lui l’objet pour qu’il joue avec
celui-ci pendant un peu de temps. Au début, toute tentative ressemblant au mot
devrait être récompensée mais, avec le temps, exigez que l’enfant
s’approche plus du mot à prononcer. Progressivement, introduisez plus
d’objets et des dessins d’objets, ensuite des verbes, des adjectifs, des prépositions
etc.
Pour lui apprendre la compréhension des mots, vous devriez
commencer par placer 2 ou 3 objets devant l’enfant et lui dire « Donne-moi
la balle/tasse ». Félicitez l’enfant si c’est correct et autorisez-le
à jouer avec l’objet durant un court instant. Si l’enfant ne répond pas
correctement, demandez-lui de prendre le bon objet. Ici encore, vous pouvez
continuer à lui apprendre à identifier d’autres objets, et ensuite à répondre
à une série de commandes (ex assieds-toi, mets-toi debout, saute, gesticule)
avec les actions appropriées. Lorsque l’enfant peut suivre des commandes
simples de manière fiable, vous pouvez introduire des instructions plus
complexes telles que « Ferme ton manteau » et « Va à la
toilette ». Chaque étape de la procédure d’apprentissage devrait
suivre le même schéma, avec une guidance physique et encourageante, de même
que des félicitations et d’autres récompenses servant à encourager la
motivation. Lorsque vous montrez à votre enfant comment jouer avec des jouets
qui l’intéressent, vous devriez utiliser un langage simple pour accompagner
le jeu, et ensuite l’encourager à le faire à son tour. Lorsqu’à son tour
il vous imite jouer, il y a de grandes chances pour qu’il imite également
votre langage.
Les enfants SW peuvent tirer profit d’une thérapie de la
parole et du langage à toute étape de leur développement, et le thérapeute
devrait travailler en collaboration avec les parents et fournir des suggestions
sur des activités à mener à la maison dans le but d’élargir chez
l’enfant la compréhension du langage, le langage parlé, les aptitudes
motrices orales et le discours. Dans le cas des enfants pour lesquels la parole
se développe très lentement dans les années de maternelle, des thérapeutes
du langage et de la parole peuvent recommander d’introduire un système
augmentant la communication tel que le langage des signes (ex Makaton) pour
renforcer et encourager le développement du langage.
En âge scolaire, la plupart des enfants atteints du SW
auront développé un discours aisé et articulé, utilisant un vocabulaire étendu
et sophistiqué, de même que des phrases complexes et grammaticalement
correctes, ce qui est en général éloigné de leur niveau général de
difficulté à l’apprentissage. Ils peuvent utiliser des mots longs et des
phrases inhabituelles qu’ils ont entendu utiliser par d’autres personnes et
dont ils se souviennent, et ils peuvent bavarder avec quiconque , si on leur en
laisse la la possibilité. Toutefois, leur discours est souvent inapproprié et
répétitif. Ils vont persévérer sur certains sujets de conversation favoris
et en parler encore et encore, au
grand agacement de leur famille et amis.
Nombreux utilisent le bavardage et les questions incessantes
pour établir et maintenir un contact social avec d’autres gens, et ils sont
adeptes de l’utilisation de leur aptitudes verbales supérieures pour attirer
l’attention. Souvent, les sujets favoris sont simplement des domaines dans
lesquels l’enfant se sent confiant pour en parler, et sur lesquels il compte
pour prendre part à la conversation. Il est important d’encourager l’enfant
à parler aux gens qu’il rencontre, mais il faut aussi le décourager de
bavarder trop en société ou de poser sans cesse des questions inutiles.
Certains enfants ou personnes plus âgées SW font écho ou répètent
des phrases prononcées par la personne avec laquelle ils dialoguent, souvent
sans bien comprendre ce dont la personne parle. Si l’écho est causé par une
mauvaise compréhension, faites en sorte de simplifier votre discours.
Toutefois, si l’écho de l’enfant est simplement une habitude qu’il a développé,
ignorez-le et attirez l’attention de l’enfant sur un autre sujet . Cela peut
être une méthode efficace pour le décourager de ces expressions qui n’ont
pas de sens.
La compréhension du langage est dans la plupart des cas plus
limitée que ce qu’indique le langage expressif de l’enfant. Si votre enfant
répond à vos questions ou commentaires de manière inappropriée ou sans sens,
cela peut être dû au fait qu’il ne vous comprend pas. Vous pourriez avoir
besoin de simplifier votre conversation et vous assurer que votre enfant
comprend ce que vous et d’autres personnes dites.
Si vous vous inquiétez du développement de son langage ou
de sa communication, vous pouvez demander à un thérapeute du langage et de la
parole de vérifier ses progrès, soit via l’école ou votre pédiatre, médecin
généraliste ou conseiller.
Si un enfant a un sujet préféré dont il parle sans cesse
(les trains, la maladie), ou pose toujours les mêmes questions, il serait
recommandable pour vous et les autres adultes de l’IGNORER quand il se lance
dans son sujet « préféré ». Si vous répondez à chaque fois à
ce type de questions, l’enfant sera encouragé à les poser encore et encore !
Votre famille et vos amis pourraient instaurer la règle de répondre
aux questions de l’enfant la première fois mais d’ignorer toute question ou
sujet répétitifs , et même de se détourner de l’enfant ou de changer de
sujet immédiatement et d’en revenir à des sujets qui ont plus de sens. Une
autre stratégie efficace est d’insister, lorsqu’il a été répondu à
l’une des questions de l’enfant et qu’il la repose, pour qu’il répète
la réponse qu’il a déjà reçue.
Une approche suivie est importante, alors invitez tous les adultes à
adopter exactement la même stratégie à la maison et à l’école. Avec de
telles méthodes, un langage socialement adapté devrait augmenter, et le
discours inapproprié diminuer.
Si l’enfant est fasciné ou obsédé par des objets ou des
sujets particuliers, les livres et les jeux liés à ceux-ci peuvent également
être utilisés pour encourager sa concentration, du moins initialement. De même,
vous pouvez utiliser quelque chose dont l’enfant est obsédé (ex une voiture
ou une machine) comme récompense avec laquelle il peut jouer, mais uniquement
après qu’il ait passé un certain temps dans un travail plus structuré. Vous
pourriez donc, par exemple, convenir avec votre enfant qu’après cinq minutes
d’une activité structurée, il puisse s’adonner à sa préoccupation/obsession
préférée pendant 2 minutes. Cela peut être jouer avec son jouet préféré,
regarder le maçon travailler à côté, ou parler avec vous. Cette pause de 2
minutes serait ensuite suivie par une période de 5 minutes consacrée au
travail structuré, etc. Il est également utile de découper les tâches en étapes
courtes et simples accompagnées d’indices –tels que des dessins ou des
mots– pour lui indiquer clairement ce à quoi il doit parvenir à chaque étape.
Chez les enfants et les adultes SW, l’hyperactivité
n’est plus un trait prédominant, mais une attention limitée peut continuer
à poser problème.
Certains enfants tirent un avantage d’apprendre à se
parler à voix haute, répétant une instruction ou parlant de ce qu’ils font
au cours d’une activité. Ceci peut être particulièrement utile à la
concentration d’enfants plus âgés ou d’adultes. Vous pourriez donc
apprendre à l’enfant à se rappeler lui-même de s’en tenir à sa tâche,
au départ en pensant à voix haute et ensuite en se donnant des instructions
silencieuses. De cette manière, en travaillant, on lui dit de se répéter à
intervalles réguliers de « continuer à travailler », de se
« concentrer et regarder ce que je fais » etc.
De nombreux enfants sont également impulsifs et trouvent
difficile d’attendre leur tour et d’attendre que les adultes leur accordent
leur attention. Ils peuvent interrompre les conversations des adultes de manière
répétée à cause de leur désir d’attention. Encore une fois, vous pouvez récompenser
l’enfant s’il est capable de s’asseoir tranquillement et d’attendre son
tour, d’abord pour quelques instants, ensuite pour de plus longues périodes
de temps. Les parents peuvent penser que, au cours de longues journées, lorsque
des bavardages incessants et des interruptions peuvent être particulièrement
fatigants, un « silence sponsorisé » peut se révéler extrêmement
efficace. Un morceau de fruit, un bonbon ou une petite pièce offerte pour une période
de 10 minutes de silence peut être bénéfique aux nerfs de toute la famille !
Il est utile de se rappeler, ainsi qu’aux enseignants, que
parce que les enfants atteints du SW peuvent être facilement distraits par ce
qu’il se passe autour d’eux (même plus que d’autres enfants ayant des
difficultés d’apprentissage), ils feront plus attention et travailleront
mieux dans des endroits aussi calmes et avec le moins de distractions possible.
De courtes périodes de travail entrecoupées de pauses fréquentes seront également
nécessaires. La plupart des enfants ont besoin d’une attention toute
particulière et individuelle de la part des adultes afin d’accomplir une tâche,
du moins au début. Travailler avec l’enfant tout seul ou avec quelques autres
enfants dans une pièce calme, et pour de petites durées, est ce qu’il y a de
plus approprié.
Récompensez l’enfant en le félicitant ou avec des jouets
parce qu’il est assis calmement ou qu’il écoute, ou parce qu’il a commencé
une activité constructive telle que lire un livre ou faire un puzzle, pour des
périodes de temps progressivement plus longues.
Demandez-lui d’abord de s’asseoir calmement et de prêter attention
pendant 1 ou 2 minutes, et juste après récompensez-le par un jouet ou une
activité préférée et des félicitations. L’attention de l’adulte et sa
conversation seront des renforcements particulièrement efficaces.
Progressivement, à travers différentes étapes, arrivez-en à des périodes
de 5, 10 et ensuite 15 minutes.
Certains enfants commencent dans une école classique et se débrouillent
très bien là au niveau primaire, bien que souvent un soutien supplémentaire
leur soit fourni. Ils peuvent obtenir de l’aide d’un professeur ou d’un
assistant une partie de la journée, chaque jour d’école ou quelques heures
par semaine, par exemple en maths, en lecture et en écriture. Mais pour
d’autres cours et à la récréation, les enfants sont dans des classes
ordinaires. Au niveau secondaire, certains de ces enfants vont dans des écoles
ou unités spéciales où ils bénéficient de cours plus individualisés et
apprennent à un niveau plus lent et avec moins de pression. Quelques enfants
continuent dans les écoles classiques au niveau secondaire, par exemple en
assistant à une classe de rattrapage pour certains cours et en suivant les
cours généraux pour d’autres. Cela leur donne la possibilité de s’intégrer
à leurs camarades lors de la récréation et dans certains cours.
La scolarité classique ne conviendra pas à la majorité des
enfants atteints du SW. La plupart des enfants ont besoin d’un rythme plus
lent et d’une attention plus individualisée comme ce qui est offert dans les
écoles et unités spécialisées. Les besoins seront différents en fonction de
l’enfant. Au cours d’une étude entreprise à la fin des années 80, nous
avons découvert que :
30%
allaient dans des écoles pour enfants avec difficultés d’apprentissage sévères
30% allaient dans des écoles pour enfants avec
difficultés d’apprentissage modérées
30% allaient dans des écoles pour enfants avec
handicaps mixtes
10% allaient dans des écoles classiques (avec un
soutien)
Avec l’accent qui est aujourd’hui porté sur l’intégration
et l’inclusion, nous voyons de plus en plus d’enfants ayant des difficultés
d’apprentissage, et donc des enfants SW, suivre les
cours des écoles classiques, avec des niveaux de soutien supplémentaire
variables. Nous pensons que pour que l’intégration se fasse correctement en
ce qui concerne les enfants SW, les cours offrant une grande flexibilité et un
support substantiel sont nécessaires. De manière générale, cela requiert :
Des adultes supplémentaires
dans la classe
De petites classes
Un engagement intensif
de professeurs spécialisés
Des assistants apportant
un soutien à l’apprentissage
Des plans de travail
soigneusement structurés et gradués
Un travail d’équipe entre le professeur, l’assistant, les professeurs spécialistes et des thérapeutes du langage et des ergothérapeutes
D’après la loi de 1993 sur l’éducation, les autorités
ont le devoir d’identifier, d’évaluer et de fournir une éducation appropriée
à tous les enfants ayant des besoins spéciaux de l’âge de deux ans jusqu’à
la fin de l’obligation scolaire (de 16 ans à 19 ans si l’enfant veut rester
à l’école). Vous, en tant que parents, avez le droit de demander aux autorités
de l’éducation de faire une évaluation officielle des besoins éducationnels
spéciaux de votre enfant à partir de l’âge de 2 ans ou à n’importe quel
moment de son parcours scolaire, afin de vous assurer que ses besoins éducationnels
spéciaux seront identifiés et comblés. Parallèlement, l’école de votre
enfant pourrait penser qu’il a besoin d’une éducation spéciale et pourrait
demander aux autorités cette évaluation. Lorsque des professionnels
travaillant dans un centre de santé pensent qu’un enfant pourrait avoir des
besoins spéciaux, ils doivent en informer les parents et, après discussion
avec ces derniers, en informer l’autorité de l’éducation.
Lorsque l’information récoltée par les professionnels
travaillant avec votre enfant et vous-même a été rassemblée, les autorités
de l’éducation recommanderont comment et où les besoins éducationnels spéciaux
de l’enfant devraient être rencontrés. Les aptitudes et besoins des enfants
SW sont si complexes que, selon nous, la plupart auront besoin de la protection
d’une déclaration de leurs Besoins Éducationnels Particuliers. C’est un
document légal dressé par les autorités de l’éducation, qui décrit les
besoins de l’enfant et précise de quels fonds l’enfant aura besoin pour être
soutenu durant son apprentissage. Toutefois, l’autorité pourrait décider que
les besoins de l’enfant peuvent être rencontrés sans qu’une déclaration
ne soit faite. Si vous n’êtes pas d’accord avec cela, ou avec le contenu de
la déclaration proposée, et ne parvenez pas à un accord même après
discussion avec les autorités, vous pouvez faire appel contre les
recommandations auprès du tribunal des besoins éducationnels indépendant.
Lorsqu’une déclaration a été faite, elle doit être
revue annuellement. De plus, la première révision annuelle suivant le 14ème
anniversaire de votre enfant doit comprendre un plan de transition qui aidera à
l’organisation de son passage à l’âge adulte en continuant son éducation.
Des conseils et un soutien dans la procédure de déclaration,
incluant comment préparer votre rapport et comment aller en appel, pourront être
obtenus auprès de l’école de votre enfant, du psychologue ou des
fonctionnaires au sein de votre autorité de l’éducation régionale. Les
parents peuvent bénéficier du soutien d’une personne indépendante nommée
–quelqu’un qui est reconnu dans la procédure de déclaration et qui puisse
vous y aider. Il existe aussi des organisations bénévoles et des associations
de parents dans de nombreux domaines qui proposent des conseils de manière indépendante
et un soutien aux parents. La Fondation Syndrome de Williams a écrit un livret
« Profile of Special Educational Needs for Children with Williams Syndrome »
et peut être contactée directement pour des conseils dans des cas spécifiques.
La plupart des enseignants n’auront jamais enseigné à un
enfant atteint du SW auparavant, et en connaîtront dès lors très peu sur le
syndrome. Les enseignants disent fréquemment qu’il est curieux et déroutant
d’enseigner à des enfants atteints du SW à cause de leurs aptitudes verbales
relativement bonnes, de leur personnalité engageante et de leur sociabilité,
ce qui résulte en une surestimation de leurs capacités générales. Nous avons
trouvé que les enseignants adorent découvrir les besoins particuliers et les
difficultés des enfants atteints du syndrome, et aussi bien eux que votre
enfant tireront profit du fait qu’ils en apprennent plus à propos du SW. La
Fondation SW possède un certain nombre d’articles et de livrets qui seraient
profitables aux enseignants des écoles et des maternelles, incluant :
Williams Syndrome: Guidelines for Teachers.
Publié par le Fondation du Syndrome de Williams.
Nous vous recommandons fortement de faire des copies de ce
livret et d’autres articles et de les donner aux professeurs de vos enfants et
les encourager à les lire.
Parce que nombre d’enfants ont un bon langage parlé, nous
pensons qu’il est souvent utile qu’ils soient encouragés à se parler à
eux-mêmes à chaque étape d’un exercice lorsqu’ils le font. Ceci peut les
aider à concentrer leur attention sur les tâches et à apporter un
renforcement et un soutien verbal à leur activités.
Certains parents et professeurs ont également trouvé utile
d’introduire du matériel d’apprentissage se servant d’objets et de sujets
qui intéressent ou obsèdent particulièrement l’enfant, afin de le motiver
à travailler à des tâches qui ne l’auraient pas intéressé directement.
Par exemple, si l’enfant est fasciné par les voitures ou les machines,
faites-le tracer, copier et dessiner les grandes lignes de celles-ci. Si
l’enfant aime la musique et les chansons, essayez d’introduire celles-ci
dans les tâches. Les parents peuvent faire une variété d’activités avec
leurs enfants pour les aider à développer les aptitudes de motricité fine nécessaires
à l’écriture, incluant le dessin point par point, les labyrinthes, les
livres de coloriage, la glaise, et d’autres activités de manipulation qui
impliquent la dextérité.
Lorsque l’enfant commence à apprendre à lire, le
professeur peut commencer en lui faisant repasser dessus et ensuite copier les
lettres de l’alphabet. Dans de nombreux cas, cela prendra aussi du temps et
requerra de nombreuses répétitions. Des problèmes dans la formation des
lettres et dans l’espacement des mots sont fréquents, mais on arrive à des
progrès avec la pratique. Encore une fois, utiliser des lettres et des mots
pour écrire des phrases et des histoires sur des sujets intéressant particulièrement
l’enfant aidera à la motivation.
A cause de leurs problèmes moteurs et de coordination, les
enfants SW trouvent difficile de tenir un crayon ou un stylo correctement et le
dessin, le recopiage et l’écriture seront exécutés tant bien que mal. Le
professeur peut recommander que l’enfant utilise une « prise » de
crayon, un ustensile qui s’adapte sur un crayon et qui facilite sa
manipulation. Cela préviendra également que l’enfant ne tienne le
stylo/crayon trop bas et ne tache ce qu’il vient d’écrire. Si votre enfant
est incapable d’exercer une pression suffisante sur un stylo ou un crayon,
vous devriez lui donner un feutre épais pour surmonter ce problème.
Comme la plupart des enfants, les enfants SW adorent
travailler sur les ordinateurs et peuvent faire des exercices pratiques sur
ceux-ci. S’ils peuvent écrire et épeler mais qu’ils ont des problèmes
avec la manipulation d’un crayon, ils peuvent utiliser les ordinateurs pour
l’écriture libre, surpassant dès lors les difficultés de l’écriture
manuelle. Si vous avez un ordinateur à la maison, le professeur de votre enfant
pourrait peut-être vous recommander ou vous prêter des programmes
informatiques qui conviennent à votre enfant pour travailler à la maison.
Les troubles visuels et moteurs de enfants signifient également
qu’ils ont peur des hauteurs, et des activités telles que grimper, descendre
les escaliers, marcher sur une poutre à la gym etc. Ils peuvent aussi trouver
difficile de lancer et d’attraper une balle, couper avec des ciseaux et rouler
à vélo. Tous les enfants s’amélioreront dans ces tâches avec le temps,
pourvu qu’on les rassure, qu’on les soutienne et qu’ils s’exercent.
Les physiothérapeutes et ergothérapeutes peuvent être très
efficaces dans tous ces domaines. Ils peuvent évaluer et conseiller des
exercices à l’enfant pour la coordination, l’équilibre, les activités de
motricité fine et grossière, et peuvent conseiller pour l’amélioration des
aptitudes dans l’habillage, le bain, le fait de manger avec un couteau et une
fourchette et dans l’écriture. Vous pourriez avoir envie de demander au pédiatre,
médecin généraliste ou conseiller médical de votre enfant s’il peut bénéficier
d’une thérapie ou ergothérapie.
Quand les enfants sont intéressés par des objets ou des
sujets particuliers (ex trains, pop stars, pays étrangers), introduire des
sujets de lecture s’y rapportant peut stimuler leur intérêt et leur
motivation à lire.
Udwin,
o., Howlin, P. and davies, M.
(1996) Adults with Williams Syndrome: Guidelines for Families and Professionals.
Udwin,
O., Howlin, P. and Davies, M.
(1996) People with Williams Syndrome: Guidelines for Employers and Supervisors.
Les frères et sœurs peuvent parfois se sentir gênés ou
avoir du ressentiment lorsqu’ils parlent à leurs amis de leur frère ou de
leur sœur handicapé. Ou lorsqu’ils doivent garder un œil sur lui. A
d’autres moments, ils peuvent se sentir coupables de ne pas être eux-mêmes
handicapés. Généralement, ils ont également un grand sens des responsabilités
vis à vis de leur frère ou sœur SW et, en devenant adultes, ils s’inquiéteront
de leur avenir et de qui veillera sur leur frère ou sœur lorsque les parents
ne pourront plus le faire. Il est important de donner l’opportunité aux frères
et sœurs de parler des sentiments qu’ils ont pour leur frère ou sœur SW, de
même que de leurs inquiétudes et angoisses. De plus, un programme d’avenir réaliste
peut les aider à se soulager de leurs inquiétudes justifiées.
De nombreux frères et sœurs sont peu informés du SW, et en
conséquence nombre d’entre eux s’inquiètent sans raison du risque
d’avoir un enfant SW également, ou de développer le syndrome plus tard dans
leur vie. Il est important que les parents parlent avec leur enfant à propos du
SW, et de lui donner des informations sur la cause du syndrome, le risque négligeable
de récurrence dans les familles, et ses caractéristiques physiques et
comportementales. Les frères et sœurs pourraient également juger utile de
parler avec le pédiatre de l’enfant SW, son cardiologue ou son généticien.
Les frères et sœurs ont autant besoin d’information que les parents, et une
information détaillée servira à apaiser la plupart de leurs craintes et inquiétudes
à propos du syndrome.
Ils sont organisés différemment et dans différents
districts mais ont tendance à avoir des équipes multidisciplinaires composées
de pédiatres, psychologues, infirmières, thérapeutes du langage et ergothérapeutes.
De nombreuses équipes bénéficient également d’ergothérapeutes pédiatriques.
Un ou plusieurs membres de l’équipe évalueront et réviseront les développement
de votre enfant à intervalles réguliers. Ils peuvent constituer une source
d’aide et de conseils précieux à propos du développement de votre enfant
et, avec votre consentement, peuvent diriger votre enfant vers d’autres
professionnels si nécessaire.
Des informations à propos des allocations auxquelles vous et
votre enfant avez droit peuvent être obtenues auprès de votre département des
services sociaux local ou en contactant Disability Alliance, Universal House,
88/94 Wentworth Street, London E17SA, Tel. 0171 2478776, ou RADAR (Royal
association for Disability and Rehabilitation), 12 City Forum, 250 City Road,
London EC1V8AF, Tel. 0171 2503222.
Nous sommes reconnaissants à Sir George et Lady Cooper et la
Fondation Syndrome de Williams pour avoir mis en lumière la nécessité des
livrets d’information sur le SW, destinés aux parents et aux professionnels.
Nous aimerions les remercier, de même que Mike Adlam, John Nelson et les comités
de direction passés et présents de la fondation pour avoir mis sur pied une série
d’études de recherche sur lesquelles est basé ce livret. Nous sommes
reconnaissants au Dr Neil Martin et autres collègues qui ont lu des esquisses
précédentes du livret et ont contribué à l’aide de suggestions et
commentaires utiles. Au cours de cette recherche, nous avons bénéficié des
informations et connaissances de nombreux parents, professeurs et enfants eux-mêmes
touchés par le SW. Nous les remercions pour tout ce qu’ils nous ont appris à
propos de leur syndrome.
Dr
Orlee Udwin
Psychologue Clinicien Consultant (Child Health)
Lambeth Healthcare (NHS) Trust
Mary Sheridan Centre for Child Health
Professeur
Williams Yule
Professeur de Psychologie Infantile Appliquée
Institute of Psychaitry
De Crespigny Park
Denmark Hill